Sortir du conditionnement pour commencer à vivre
Nous savons déjà que nos actions sont motivées par l'inconscient à 90%. Ce qui implique que nous ne sommes finalement pas du tout conscient de ce qui nous incite à agir pour obtenir et atteindre un objectif.
Pour ma part, j'ai la surprise de découvrir encore et si régulièrement que certaines de mes motivations ne proviennent pas rééllement de moi, individu à part entière. C'est justement parce que des parts de nous agissent dans les coulisses conditionnées par les projections de nos parents et autres protagonistes de notre éducation dans la petite enfance essentiellement et plus tard par d'autres personnes qui ont pu avoir un fort impact sur notre personnalité.
Nous ne sommes pas si individualisé que cela alors que la plupart de nous pensons être libre penseur et acteur de notre vie ! Or, comment être acteur réel de NOTRE vie si nous sommes conditionnés par tant de projections qui ont eu raison de notre moi profond ? Finalement, nos mécanismes de protection et de défense pour avoir au moins le droit d'exister dans des milieux particulièrement hostiles à l'enfant que nous avons été ont pris le pas sur la spontanéité et la joie de vivre. On se souvient que l'un des besoins primaires de l'être humain est celui d'appartenance. Si pour satisfaire ce besoin il faut se soumettre aux conditions familiales, l'enfant le fait, il abandonne des parts de lui qui étaient son essence même pour avoir une place et se sentir inclu. Il deviendra le premier complice des adultes référents, (ou enfants plus grands que lui qui ont également une très grande ascendance sans intervention d'un adulte responsable), contre lui-même pour obtenir la sécurité, l'attention, la reconnaissance, la validation, l'amour, dont il a tant besoin pour grandir !
Un conditionnement peut avoir été la négligence des besoins d'un enfant. L'adulte interfère constamment dans l'expression de ses besoins et projette sur lui les siens. Un bébé ne peut les exprimer, on les connait en général : de nourriture, de propreté, de dormir. Mais qu'en est-il du respect de son environnement en bruit, en odeur, en sécurité ? qu'en est-il de ses besoins émotionnels ? Nous connaissons le mode éducatif du bébé à "l'ancienne" : il doit apprendre à patienter avant qu'on vienne le chercher quand il pleure, il doit rester tout seul dans son lit pour se calmer, il fait des caprices s'il pleure alors qu'il a bu et est propre, etc...
Heureusement que ceci est en train de disparaitre mais il y a encore du travail... Imaginez ce conditionnement chez cet enfant qui a du hurler pour qu'on vienne le rassurer mais ça n'est jamais venu ? Sur qui on a crié pour qu'il se calme et arrête de pleurer ? Il a appris que personne ne viendrait le rassurer, qu'il était abandonné, et si on a crié sur lui alors qu'il avait peur seul, il a appris à rester avec sa peur comme seul moyen d'éviter la souffrance supplémentaire. Bien sûr que rien n'est de cet ordre intellectuel ches l'enfant puisqu'il n'est qu'émotions et instinct du vie. Mais son cerveau appriend déjà la peur comme moyen d'exister.
Plus tard, un enfant qui à entendu maintes et maintes fois qu'il devait se couvrir sinon il allait tomber malade quand il fait froid, va garder ceci en tête et devenir frileux jusqu'à tomber malade une fois plus âgé. C'est un exemple simple mais qui en dit long sur ce qu'implique de ne pas écouter les besoins de l'enfant et de vouloir s'ériger en sachant pour finalement sécuriser l'adulte et non pas vraiment s'intéresser à l'enfant.
Il y a tant de conditionnements qui finissent par effacer la vraie nature et la sécurité intérieure que je ne peux ici relater ! Mais soyez certains que beaucoup de nos comportements sont guidés par des insécurités apprises pour simplement obtenir des adultes référents le moins de souffrance possible... ce qui est à l'opposé de ce dont un enfant est censé recevoir pour nourir son élan vital, l'affirmation de lui, sa sécurité intérieure et sa bonne santé en général dont celle relationnelle ! Puisque nous sommes des êtres de liens et qu'il nous faut se sentir en lien avec d'autres personnes pour vivre, un enfant qui accepte le lien toxique (à des degrés différents de toxicité évidemment) à défaut de lien sécure, accepte le conditionnement qui va avec pour ne surtout pas être seul, car solitude pour un enfant est égal à la mort.
Vous sentez-vous concernés ? Nous sommes tous construits sur le même modèle à la base : le lien est vital.
Et vous ? quel est votre lien d'attachement ? Comment le qualifieriez-vous ? Quelle est votre santé relationnelle ?